chapitre vingt-neuvième

chapitre vingt-neuvième
Ingrid :

Il fallait absolument que je sorte dehors. Il a plu pendant que je parlait à Bill. Tant mieux, l'air doit être pur à présent.
Gus, Georg et Tom sortaient de la cafétéria pendant que je me dirigeais dehors.

Tom : hey ! Ingrid ! attends !

Je l'ignore et sors de l'hôtel. La seule chose qui peut m'extirper ces pensées et visions horribles du cerveau est de marcher. Je ne veux pas que mon amie subisse la même chose que moi. C'est trop moche pour elle... Rouan... sort de mes pensées ! sort ! sort !
Je commence à marcher très vite, je bouscule un passant, deux, trois... j'ai mal au tibias, je ralentis.

Jeune homme : nostalgie, nostalgie...

Je me retourne vers la voix. Un jeune homme blond très bien bronzé, était assis sur un banc à l'arrêt de bus. Je m'assois à côté de lui et lui prends la cigarette non-allumée de sa bouche pour la fourrer dans la mienne. Dommage que c'est moue, j'aurais voulu mordre dedans.

Ingrid : [me retournant vers lui] le mal du pays ?

Jeune homme : cool, une française. Je parlais de toi en disant nostalgie...

Ingrid : [fixant le bar en face de nous et souriant tristement] j'ai l'air si malheureuse que ça ?

Jeune homme : je sais pas, disons que j'arrive à voir dans le plus profond de chez les gens !

Silence.

Ingrid : c'est le copain à ma pote qui a...

Il m'arrêta net d'un geste de la main.

Jeune homme : écoute sister, c'est pas que je m'ennuie, mais je suis là depuis 3 heures entrain d'attendre mon fichu bus. Pendant ces 3 heures, j'ai galéré à écouter des vieilles espagnoles qui m'ont parlé de leurs soucis, leur blabla quotidien, quoi ! donc si tu peux avoir pitié d'un mec qui a la tête grosse comme celle d'un hippopotame...

Je me tu et fixai le sol. Ça fait du bien d'écouter la rumeur de la ville. Même si le bruit et l'odeur des pots d'échappements ne me plait pas...

Jeune homme : eh, sister, tu sais, la vie est comme une roue d'une fête foraine. Y a des clous par-ci, des vices par-là. Elle emporte à bord des passagers tristes, nostalgiques, d'autres joyeux. Ces passagers feront un petit tour, puis ils partiront. C'est au propriétaire de rendre aux passagers de sa roue la joie de vivre.

Le bus arriva, le jeune homme marmonna un « pas trop tôt » puis s'y dirigea. Aux portes, il s'arrêta et se tourna vers moi.

Jeune homme : la prochaine fois que tu viens ici, je voudrais que tu me dise : « yo mec, ma vie est belle comme une fleur au milieu d'un champ de blé au coucher de soleil ».

Il entra à bord et à travers les vitres, il m'adressa un clin d'½il. Je lui souris et me lève.
Ma roue à moi, elle vient d'emporter à bord un passager très mélancolique, et je compte bien le faire sourire.

Tom :

Je sors de la chambre de Gustav vers ma chambre pour y voir si Ingrid n'y a pas laisser son portable. Je l'ai appelée 10 000 fois et ça ne répond pas !
J'introduis la clef pour ouvrir, mais c'est ouvert. J'entre, il y a Ingrid sous les couettes du lit. Je savais que ce n'était pas elle en bas, autrement, elle m'aurait répondu ! Je me dirige vers le lit et la chatouille. Une tête jaillit... Thalie ?! elle me regarde méchamment. Je me mets sur le fauteuil d'à côté.

Tom : ça va Thalie ?

Pas de réponse. Elle me foudroie du regard puis met sa tête entre ses genoux pour fixer un point mort dans le vide. Je prend mon portable et téléphone à Bill.

Bill :

... je décroche.

Tom : Bill, viens chercher ta copine. Elle est sur mon lit et pas dans son assiette, d'après ce que je vois.

Bill : ok, j'arrive.

Il est temps d'aller expliquer. Je descends du toit et me dirige vers la chambre de Tom.
Je frappe à la porte puis entre. Tom est entrain de regarder ses doigts, Thalie est recroquevillée sur elle-même...
Je m'assois à côté d'elle et lui prends sa main. Elle la reprend tout de suite sans m'accorder un seul regard. Je lui prends son visage et plante ses yeux dans les siens.

Bill : bon, écoute...

Tom : [se levant du fauteuil] je crois que je vais vous laisser...

Bill : non Tom, assis-toi.

Il s'exécute et je replonge mon regard dans les yeux de Thalie. Ingrid entre à son tour dans la chambre, elle comprend tout et s'assit par terre en croisant les jambes avec Tom la toisant du regard. Tout le monde attend mon explication.

Bill : nous recevons toujours des lettres de nos fans. Le jour où on devait répondre à quelques unes, je suis tombée sur celle d'une certaine Hanna. Une fille âgée de 17 ans, elle était à l'hôpital depuis 3 ans, elle avait le cancer des poumons.
Son rêve, était d'assister à l'un de nos concerts, mais c'était impossible pour elle, elle devait se déplacer sur un fauteuil, avec l'appareil qui lui permet de respirer.
On est allé la voir, on lui a chanté une ballade, elle m'avait dit qu'elle était tombée amoureuse de moi. J'ai joué la comédie, autrement, elle serait morte sur place. Elle était très sensible avec des crises, chaque fois qu'elle va pas bien.
C'était avant que je te rencontre, Thalie. Quand on est revenu, j'ai reçu la lettre que tu as lu, et après quelques semaines, une autre lettre qui annonçait sa mort...

Thalie : oh... Bill...

Des larmes jaillirent sur ses joues roses-saumon.

Bill : j'ai gardé cette lettre pour m'encourager. Ça fait plaisir de savoir que de simples instruments peuvent rendre service à des gens en si grand besoin ! je l'ai gardé pour m'encourager et pas baisser les bras au premier obstacle.
Je t'aime, Thalie, jamais de la vie je pourrai te tromper.

Je ne savais quoi faire. Thalie non plus. Ils étaient tous là à continuer à me regarder, quand Thalie me sauta dessus pour m'embrasser.

Thalie : je suis la fille la plus conne sur terre !

Je lui sourit pendant qu'elle se met à cheval sur moi.

Tom : [se levant de sa place] eh, oh ! on fait pas ça dans ma chambre.

Je prends Thalie dans mes bras et me dirige vers notre chambre.

Tom :

Tom : [en face de Ingrid] dis donc toi, pourquoi tu m'a évité ce matin ?

Elle me pris dans ses bras puis m'embrassa.

Ingrid : parfois, on a besoin de solitude pour réfléchir.

Tom : et là, t'en as besoin ?

Ingrid : là, j'ai besoin de toi.


# Posté le lundi 09 juillet 2007 13:41

Modifié le lundi 20 août 2007 06:30

chapitre trentième

chapitre trentième
Thalie :

Les jours passent, on s'éclate en passant chaque semaine dans une ville réputée en Espagne. On va à la mer à peu près tous les jours, je m'amuse beaucoup avec Ingrid et les garçons ! ce sont les meilleurs vacances que je passe de toute ma vie !

Ingrid :

Nous sommes à Valence. Une superbe ville où je m'étais déjà rendue en colonie de vacances... oh non ! il ne faut pas que j'y pense, ça me rappelle que je devais y être avec Thalie...
Il est 21 h 30 et j'ai proposé d'aller dans un restaurant, juste en face de la plage et le soleil va bientôt se coucher, je ne veux pas rater ce merveilleux spectacle !
On s'installe à une table et un serveur arrive.

Serveur : que quiereis senores ? (que voulez-vous messieurs ?)

Je demande aux garçons et Thalie ce qu'ils veulent prendre puis me tourne vers le serveur qui hausse un sourcil en m'apercevant.

Ingrid : un bocadillo al huevos, quatro al jamon, y tres al ensalada mexicana (un sandwich aux ½ufs, quatre au jambon et trois à la salade).

Serveur : [notant le tout et me regardant bizarrement] de acuerdo... (d'accord)

Le serveur s'en alla et se retourna tous les cinq pas vers notre table. Tom n'était pas content du tout de la façon dont il m'a regardé.

Tom : [furieux] s'il te drague encore sous mes yeux je lui casse la gueule !

Gustav : calme-toi ! il a fait que de la regarder...

Tom : c'est déjà quelque chose.

oooooooh, ce qu'il est choux Tom quand il est jaloux ! j'adore ça ! je draguerais n'importe qui rien que pour revoir sa tranche ! peut être pas n'importe qui non plus... Après quelques minutes, le serveur revint avec les sandwich demandés. Il les posa sur la table puis demanda si on voulait un dessert.

Ingrid : no, muchas gracias (non, merci beaucoup).

C'était à moi de l'examiner cette fois. Les cheveux mi-longs noirs un peu bouclés, les yeux bleus océan, son visage bronzé et ovale, son grain de beauté sur le côté de la bouche... son grain de beauté sur le côté de la bouche !

Serveur : Ingrid, es tu ? (Ingrid, c'est toi ?)

Ingrid : Sébastian ! je savais que ta tête me disais quelque chose !

Sébastian : la tienne aussi.

Quelqu'un appela Sébastian de loin, celui-ci se pencha vers moi, salua tout le monde puis :

Sébastian : vous pourrez rester ici jusqu'à minuit ?

Tom : [froidement] on vient d'arriver, on est crevé.

Sébastian : ok, demain je commence à 11 h 00, on pourrait se voir si vous voulez.

Ingrid : ouais, demain 9 h 30 à la plage.

Sébastian : ok, à demain. [remarquant enfin Thalie] eh, mais t'as grandis toi !

Thalie : oh, tu m'as reconnu !

Sébastian : bah oui. Aller, à demain.

Je suppose que celui qui l'avait appelé était son supérieur. Sébastian se fait gronder à cause de moi. Il m'a reconnu !

Tom : [mordant dans son sandwich] c'est qui ?

Ingrid : un ami de très longue date.

Thalie : il vivait en France avant la mort de sa mère, on était super potes, enfin, il l'était plus avec Ingrid, c'est grâce à elle que je l'ai connu.

Tom : hmmm...

Bill :

Juste après avoir fini de dîner, on alla à l'hôtel. Nous étions tous très fatigué par le long voyage. Gustav nous proposa d'aller dans sa chambre pour jouer à la console. Pour ça, tout le monde était prêt ! les filles se mirent ensembles, contre Gus et Georg, à un combat. Quand je me rappelai quelque chose...

Bill : [prenant Tom par le bras] viens, je veux te dire un truc.

On alla dans la salle de bain et je fermai la porte à clef. Tom était assez surpris par mon acte.

Tom : qu'est ce qu'il y a ?

Bill : tu te rappelles l'histoire avec la lettre [il fit oui de la tête], et ben, Ingrid m'avait parlé, et m'avait dit qu'elle voulait pas que Thalie subisse la même chose qu'elle.

Tom : [un peu perdu] aha...

Bill : tu lui as fais quelque chose ?

Tom : mais Bill ! je ferai jamais de mal à Ingrid !

Bill : ok, je croyais que ça te concernait...

Tom :

Sur ce, il sortit de la salle de bain laissant le diable jouer avec mes pensées.
Vers minuit et quelques, je me mis au lit avec Ingrid qui était sur les nuages. La rencontre de Sébastian je suppose... elle éteignit les lumières, je les rallumai. Elle me fit face.

Tom : c'est quoi le truc que t'as subit et que tu ne veux pas que Thalie l'ait ?

Waw ! plus directe que ça tu meurs. Elle a quand même mis quelques minutes pour piger le truc et comprendre de quoi je parlais.

Ingrid : c'est Bill qui t'a dit ça ?

Cerveau connecté, je fais un oui de la tête. Elle déglutit, puis s'assit en face de moi en croisant les jambes comme au yoga.

Ingrid : tu sais... avant toi, je suis sortie avec d'autres mecs [un oui de la tête]... et juste avant toi, je suis sortie avec un certain Rouan. J'avais eu le coup de foudre pour lui. Il était trop beau et toutes les filles étaient à ses pieds [un autre oui avec le sourcil droit]. Quand il a su par mes copines que je l'aimais, il m'a tout de suite demandé de sortir. Je croyais que c'était parce qu'il avait des sentiments en vers moi...

Son visage se crispa, et, ses poings de même sur la couverture.

Ingrid : après deux mois, il a envoyé un de ses potes, sans que je le sache, me dire que si je ne couchais pas avec lui, il coucherait avec Mélodie, la fille la plus sexy du collège. Il me l'avait sous-entendu... en fait, Rouan avait...

Une larme s'échappa, puis toute une bande de larmes coulaient. Ingrid sanglota, je la pris dans mes bras. Je ne l'avais jamais vu pleurer.

Ingrid : il m'avait forcé à coucher avec lui ! après DEUX jours, il m'a quitté...

Je la serrai dans mes bras. Je n'aurais jamais dû lui demander ça, ça doit être difficile de raconter une histoire pareil !

Ingrid : il voulait seulement coucher avec moi ! depuis le début !

Elle s'écarta de moi et me montra son poignet, là où il y a le plus de veines. Une cicatrice marron le traversait.

Ingrid : je voulais plus vivre, et je souhaite ça à personne.

Tom : je suis désolé ma puce, vraiment désolé...

Elle se blottit contre moi, elle tremblait de... rage peut être ?

Tom : c'est pour ça que tu voulais pas le faire la dernière fois ?

Elle pleura encore plus. Et moi qui croyais que c'était à cause de ma réputation, finalement c'est à cause de ce Rouan... Ingrid peut donc risquer sa vie pour un être.

# Posté le jeudi 12 juillet 2007 11:45

Modifié le lundi 20 août 2007 06:30

chapitre trente-et-unième

chapitre trente-et-unième
Ingrid :

Mon portable vibre dans mon soutien gorge. Je suis très sensible à ces endroits, alors je me réveille sur le champ. Je fais gaffe à ne pas réveiller Tom, je ne veux pas qu'il m'accompagne pour aller voir Sébastian, il nous gênera.
Je me douche en essayant de ne pas faire de bruit, m'habille puis descends en bas pour manger un petit quelque chose.
9 h 00, je file à la plage. 9 h 30 pile, j'arrive au rendez-vous, et comme à son habitude, Sébastian est à l'heure. Nous nous assîmes sur le sable à peine réchauffé par le soleil au dessus de nos tête à présent. Nous parlâmes de ce qui s'était passé une fois séparés : nos amours, les potes, la famille...

Ingrid : sinon tu vas bien ?

Sébastian : ouais, super, comme d'hab'.

Lorsque Sébastian disait ça, je devinais tout de suite que ce n'était PAS la vérité. Il ne sait pas bien mentir, c'est ce qui nous avait rapproché. Tout petits on se disait déjà tout. C'est là où je remarquai son teint pâle, son corps frêle, sa grande silhouette. Il doit porter des vêtements larges pour masquer sa maigreur.

Ingrid : tu peux tout me dire tu sais. C'est sûr que ça fait longtemps qu'on s'est plus revu, mais je suis toujours la même...

Sébastian : [me coupant avec un sourire triste] pas moi. Moi j'ai changé. Je suis plus le Sébatsian qui bouge dans tous les sens comme un chimpanzé. Tu sais Ingrid, il s'est passé beaucoup de chose depuis que je suis venu ici.

Ingrid : comme quoi ?

Sébastian : j'ai découvert, par faute, que ma mère était morte avec un cancer du sang. Un truc efficace pour te rendre à néon. T'as des évanouissements, on te fait des prises de sang toutes les semaines, tu maigris - même si tu mange comme un ogre - t'es faible, tu peux plus rien faire... tu ressemble à un vieux de 100 ans, quoi.

Ingrid : [écarquillant les yeux] tu... tu as...

Sébastian : et ouais, ton grand Sébastian, le champion des Yvelines au marathon a le cancer du sang. Qui aurait-pu le croire ?

Je me jetai dans ses bras en pleurant. Je crois que c'est l'année où j'ai le plus pleuré de toute ma vie. Je ne fond jamais en larmes facilement. Il me serre dans ses bras, quand je découvre la fitness horrifiante de son corps frêle. Comme un chaton nouveau-né. Comme un château de carte qui, à n'importe quel moment, pourrait s'effondrer. Je ne voulais plus le relâcher, comme si j'avais peur qu'il s'en irait.

Ingrid : [en soufflant] tu guériras, hein ?

Il me déposa un baiser sur le front, et me releva pour marcher sur la plage. Je crois que cela voulait dire non.

Gustav :

Tom : oh le conard !

Tom arrivait essoufflé vers notre table à la cafétéria. On lui laissa une place. Il s'assit entre Georg et Bill, moi en face - Thalie n'était pas encore descendue - et repris son souffle.

Georg : qu'est ce qu'il y a ?

Tom : le putain de serveur, il prend Ingrid pour sa petite copine !

Gustav : t'es allé avec Ingrid pour le voir ?

Tom : même pas, Ingrid est partie comme ça, le matin, pendant que j'étais entrain de dormir.

Bill : comment tu sais alors ?

Il baissa la tête et se mordilla les lèvres.

Tom : vous connaissez la blague de...

Gustav : [le coupant] qu'est ce que t'as fais Tom ?!

Tout le monde le toise du regard. Il soupira :

Tom : j'ai suivis Ingrid.

Bill : [écarquillant les yeux] OH !

Quand on parle du loup... Ingrid entrait dans la cafétéria et une fois on est dans son champ de vision, elle sourit et arrive vers nous.

Tom : [chuchotant] vos gueules, ok ?

Ingrid : [s'asseyant] ça va tout le monde ?

Georg : super et toi ?

Ingrid : ouais, super, comme d'hab'.

Ça n'en avait pas du tout l'air. Après que Thalie nous rejoigne, nous prévîmes les activités de la journée, où Ingrid a participé à contre-c½ur...

Georg :

Le soir, on avait prévu d'aller en boîte.
Je pris une douche puis m'habillai. J'allume la télé en attendant que Tom me téléphone pour descendre. Quelqu'un frappe à la porte puis entre.

Georg : te gêne pas surtout, fais comme si c'était chez toi !

Gustav : [allant vers la salle de bain] mais c'est ce que je fais !

J'entendis la serrure se fermer puis l'eau couler. Bizarre... j'allai lui parler à travers la porte.

Georg : qu'est ce qu'il t'arrive ?

Gustav : à part qu'il y ait plus d'eau chaude dans ma chambre, rien.

Georg : ah, ok.

Une fois que Gustav finit de se doucher, il vient s'asseoir avec moi et regarder la télé.

Georg : dommage qu'il y a pas de chaînes porno, me serais bien amusé !

Gustav : tss...

Mon portable sonne, c'est Tom.

Georg : [me levant du canapé] bon, on descend.

Gustav : ok.

On va dans l'ascenseur pour descendre. Que voulez-vous ? nous sommes une bande de flémards !
Après quelques secondes, Gustav écarquille les yeux.

Georg : qu'est ce qu'il y a ?

Gustav : j'ai oublié de fermer le robinet !

Georg : mais t'es con ou tu fais exprès ! [appuyant sur le 2 puis le 0] tu vas l'éteindre.

Gustav : [appuyant sur 0] les femmes de chambres vont s'en occuper.

Georg : [appuyant sur le 2 puis 0] non, elles ont pas rien à faire !

Gustav : [appuyant sur le 0] on va être en retard !

Georg : [appuyant sur le 2 puis 0] tant pis, je veux pas dormir dans une chambre inondée !

Les lumières de l'ascenseur clignotent puis tout s'arrête. On avait tout bloqué...

Gustav : euh... Georg, on est coincé ?

Georg : ouais, et tu sais quoi ? c'est à cause de toi !

Gustav : n'importe quoi ? maintenant on va être retard à cause de MONSIEUR !

Je m'adosse contre le mur et me glisse par terre. Soudain, une vision m'est apparu.

Georg : euh... Gus, tu parlais du robinet des toilettes ?

Gustav : bien sûr banane !

Georg : je l'avais fermé avant de partir...

Gustav lâcha un grognement de fureur avant de taper fort par terre avec son pied.

Gustav : abruti !

Je me relève, regarde Gustav dans le noir puis on frappe sur la porte de l'ascenseur en criant :

Les G : SORTEZ-NOUS D'ICI !!! ON EST COINCE !!!

# Posté le mardi 17 juillet 2007 08:18

Modifié le mercredi 18 juillet 2007 04:05

chapitre trente-deuxième

chapitre trente-deuxième

Bill :

Nous sommes tous dans la voiture attendant l'arrivée de Gus et Georg.

Bill : [me retournant vers Tom] t'es sûr de les avoir appelés ?

Tom : bah ouais, je vais leur envoyer un autre message.

Il s'exécute, lorsqu'on les voit arriver en courant.

Thalie : c'était pas trop tôt !

Gustav : [essoufflé] désolé, on était bloqué.

Tom : où ça ?

Georg : [prenant place] dans l'ascenseur.

Tout le monde rigole, même les retardataires, sauf Ingrid.
Dans la boîte, cette dernière reste à table à regarder son verre d'eau pétillante et les danseurs se déchaîner. Tom, lui, est entrain de danser. Toutes les filles lui le demandent, il s'exécute en se déchaînant comme un pro, mais en regardant de temps à autre Ingrid.
Je laisse Thalie à Gustav et vais m'asseoir.

Bill : ralala, je suis fatigué !

Ingrid : hmmm...

Bill : qu'est ce qu'il t'arrive, Ingrid ?

Ingrid : oh, je m'inquiète pour mes parents. Tu vois, l'histoire de la colo...

Elle ne sait même pas mentir ! elle se tortille les doigts et joue avec ses bagues.

Bill : si tu le dis...

Lorsqu'on rentre, il est à peine 01 h 02. En se déshabillant, je vis que Thalie était préoccupée.

Bill : t'as attrapé la maladie de Ingrid ou quoi ?

Thalie : [regardant par terre] nan, elle m'inquiète.

Bill : moi aussi. Tu devrais peut être aller lui parler.

Thalie : ouais, en espérant qu'elle m'avoue tout.

Bill : vous vous êtes disputées ?

Thalie : disons plutôt qu'on n'a plus l'occasion de nous parler en privée.

Je rentre dans le lit et la serre fort dans mes bras.

Bill : Tom est mon frère, et je veux pas qu'Ingrid lui fasse du mal.

Thalie : je lui parlerai demain...

Thalie :

Nous sommes vendredi matin. J'envoie un SMS à Ingrid et lui demande de me rejoindre au hall.

Thalie : ça va ?

Ingrid : super et toi ?

Thalie : pareil. Ça te dirait de passer une petite heure avec moi ?

Ingrid : bien sûr ma puce, on va à la cafétéria à côté de la plage ?

Thalie : si tu veux.

Pour la première fois, on fait le chemin en silence. Ça m'agace, la dernière fois qu'on a fait un chemin aussi long sans ne rien dire, c'était lorsque... enfin, l'histoire avec Rouan. Et ça m'inquiète. Elle m'a l'air étrangère...
On s'installe à une table, on commande deux mille-feuilles et deux cappuccinos. Elle a l'expression neutre. C'est ce qui est difficile avec Ingrid, on ne peut jamais deviner ce qu'elle peut avoir.

Thalie : alors, quoi de neuf ?

Ingrid : oh, rien de spécial.

Thalie : ta relation avec Tom avance ?

Elle leva la tête et me regarda de ses superbes yeux que j'ai toujours eu envi d'avoir ! elle a une sale habitude : lorsqu'elle nous parle, elle nous regarde dans les yeux, ça déconcentre vachement je trouve. Mais il faut dire que les garçons ne sont pas insensibles à sa manie.

Ingrid : [me fixant] tourne pas autour du pot.

Je me tu. Je vais quand même pas lui dire que c'est Bill qui m'a envoyé lui parlé... attendez un peu, pourquoi Bill voudrait-il que je lui parle ? son frère va peut être mal...

Thalie : [regardant la mousse de mon cappuccino] j'ai remarqué que t'avais un peu changé depuis qu'on est ici. Tu parles plus beaucoup, t'embrasse plus Tom...

Ingrid : c'est personnel.

Thalie : pardon ? personnel ? je sais que chacun a le droit de garder ses propres secrets, mais je suis ta meilleure amie, non ?

Cette fois, elle baisse les yeux, et regarde les passants par la vitre.

Thalie
: [me levant] Ingrid, tu me considère plus comme ta meilleure amie ? t'as plus confiance en moi ?

Silence. Elle fait comme si je n'étais pas là.

Thalie : merci beaucoup.

Sur ce, je sors et la laisse assise. Je n'ai plus faim, même si mon ventre gargouillait il y a quinze minutes. Elle m'a coupé l'appétit.
Je rentre à l'hôtel, les garçons sont au cafétéria, entrain de manger. J'entre dans la chambre que je partage avec Bill et m'allonge sur le lit. Elle n'a pas le droit de gâcher sept ans d'amitié. Elle me disait tout... c'est le genre de fille qui, si elle ne vide pas le réservoir, ça explose. On frappe à ma porte.

Thalie : entrez.

Ingrid s'allonge à côté de moi et ferme les yeux.
Je vois qu'elle a fait le plein, maintenant, elle va tout vider...

Ingrid : Sébastian a la maladie de sa mère.

Je ne compris pas sur le champ, puis je me rappelai de Sébastian en France.
Après la mort de sa mère, son père, qui travaille en Espagne, l'a emmené avec lui. Sa mère avait une maladie qu'il ne connaissait pas, une maladie mortelle...

Thalie : c'est quoi ?

Je la regardais du coin des yeux. Je vis son visage se crisper, sa force pour ravaler ses larmes. Ses grosses larmes dont elle a le secret. Je me relevai et lui pris les mains.

Thalie : pleure Ingrid.

Elle éclata en sanglot. Depuis quand ravalait-elle ses larmes ? On aurait dit un enfant. Il faut avouer que Sébastian lui est très cher. Ingrid sait comment chérir les gens, mais ne sait pas les oublier.
Après une bonne demie-heure, elle se calma. Je lui préparai un cappuccino et sortis des biscuits aux fruits rouges. Elle en mangea un peu.

Ingrid : j'arrive pas à le dire à Tom. On s'adresse plus la parole depuis que Séb. m'a avoué qu'il était malade.

Thalie : il est jaloux de Séb., il croit que tu l'aimes.

Ingrid : [elle leva ses yeux sur moi] j'ai le droit d'aimer mon ami !

Thalie : il a le droit de connaître la vérité.

Ingrid :

Je reçu un SMS d'un numéros inconnu.

« Séb à l'hôpital, il a besoin de toi
moi pas disponible, sinn viré.
Su padre
. »

Thalie : vas y, s'il arrive quoi que ce soit je suis là.

J'embrassai mon amie et partis en courant vers l'hôpital.
Je demandai la chambre de Sébastian, l'infirmière chercha puis m'annonça :

Infirmière : il ne peut pas vous recevoir.

Ingrid : pourquoi ?

Infirmière : il est inconscient et sous surveillance.

Je manquai de tomber par terre. Je demandai quand même sa chambre pour le voir à travers la vitre. Il est habillé d'un tablier vert très laid. Son corps était... tellement mince que je me suis interdis de le regarder. Une poignée d'aiguilles plantées dans ses bras, une dizaines de machines bruyantes, un docteur à l'intérieur notait des choses sur son carnet. Dès qu'il sortit, je lui sautai dessus.

Ingrid : il va bien ? il va mourir ? qu'est ce qu'il a ?

Docteur : [souriant tristement] du calme mademoiselle. Qui êtes-vous ? sa petite amie, sa s½ur ?

Ingrid : oui, sa s½ur.

Docteur : il s'est évanoui à son lieu de travail. Il lui faut un peu de repos.

Ingrid : [le tirant par son tablier] attendez, il va mourir ?

Docteur : prions pour qu'il soit guéri.

Ingrid : ça veut rien dire votre truc !

Docteur : que Dieu ait pitié de lui en l'emportant avec au Lieu paisible. Votre frère souffre beaucoup.

Je hais les docteurs, avec leurs regards qui veut rien dire, leurs sourires sensés nous rassurés et leurs tabliers tellement blancs qu'on a l'impressions qu'en le touchant, on le salit.
J'ai besoin de quelqu'un, j'ai besoin de Tom.

Tom :

Tom : allô ?

Ingrid : [avec une voix tremblante] Tom, j'ai besoin de toi.

Tom : t'es où ?

Ingrid : à l'hôpital, viens vite !

Je sautai dans le premier taxi.

Tom : l'hôpital San Andrés s'il vous plait.

Conducteur : [se retournant d'un air navré] pardon senor, pero no compreno. (pardon monsieur je ne comprends pas).

Tom : [sur les nerfs] l'hô-pi-tal-San-An-drés !

Conducteur : yo no compreno ! (je ne comprends pas !).

Je sorti mes deux billets de cent euros et les tendis au conducteur. Je perdais du temps. Cependant, il me les pris avec des yeux brillants.

Conducteur : [se retournant vers moi un sourire malicieux, et en roulant le R] maintenant, on parle la même langue !

Tom : génial ! vite s'il vous plait.

Conducteur : [écrasant l'accélérateur] comme vous voudrez senor !

Il roula comme un fou furieux... je me penchai un peu en avant : il est vraiment fou ! il roule à 100 km/h en pleine ville ! toutes les voitures s'écartent à notre passage. J'essayai de mettre la ceinture de sécurité tant bien que mal, mais je ne réussi qu'une fois arrivé à destination.

Conducteur : terminus.

Je sortis du taxi en jurant que je ne remettrai plus jamais les pieds dedans. Le conducteur sortit la tête souriant de toutes ses dents.

Conducteur : [en roulant toujours le R] revenez quand vous voudrez.

Tom : [en m'éloignant] comptez sur moi !

# Posté le mercredi 18 juillet 2007 15:15

chapitre trente-troisième

chapitre trente-troisième
Tom :

J'entrai à l'hôpital. C'est trop difficile l'espagnol, lorsqu'on voit les gens parler, on aurait dit une conversation accélérée ! Je monte au deuxième étage. Dans la salle d'attente, une petite silhouette recroquevillée sur une chaise est là, avec un verre d'eau dans la main qu'elle fixe. Je m'assis à côté d'elle, c'est seulement lorsque je lui prends le verre qu'elle se rend compte de ma présence. Elle a un teint pâle, et des cernes.

Tom : depuis quand t'as pas mangé ?

Elle baissa les yeux.

Tom : si tu manges pas un truc, tu vas tomber dans les pommes.

Ingrid : ça ne sera pas comme mourir...

Hein ? je vois une chambre vitrée, dedans... non, ça ne peut pas être lui ! Sébastian y était, avec des médecins qui font leur travail anxieusement et en vitesse. J'ai compris sur le coup. Depuis le début je trouvai Sébastian maigrichon. Mais je n'avais aucune idée de la raison. Je m'assis en face d'Ingrid et lui prend la main.

Tom : [d'un air désolé] pourquoi tu me l'as pas dis ?

Ingrid : je voulais pas. C'était comme si je prouvais qu'il allait mourir.

Tom : il faut pas fuir la vérité.

Ingrid : [en larmes] je voulais pas le perdre maintenant que je l'avais trouvé !

Tom : chacun son heure Ingrid, la tienne, tu peux pas la fuir, lui non plus. Personne.

Elle se jeta dans mes bras en sanglotant, quand un médecin arriva vers nous en courant.

Docteur : [avec de gros yeux d'abruti] il s'est réveillé ! il s'est réveillé mademoiselle !

Ingrid se leva d'un bond et alla le voir dans sa chambre. Un quart d'heure plus tard, elle revint moins triste.

Ingrid : il veut te parler.

Tom : le docteur ?

Ingrid : non, Sébastian !

je fis un sourire à Ingrid et me dirigeai dans la chambre du malade, les médecins sortirent et me demandèrent de les appeler au cas où. Je m'assis sur une chaise à côté de lui, il enleva son masque de respiration et essaya de me sourire. Je suis stressé !

Tom : [avec un visage assez cool] alors, ça va ?

Sébastian : j'ai l'air de quoi ?

Tom : d'une momie qui doit agresser des gens pour leur prendre des membres !

A ma grande surprise, il rit à pleine gorge. Puis toussa. Il but un peu d'eau et me fixa les yeux mi-clos.

Sébastian : Ingrid n'exagérait pas en disant que t'étais une machine à faire rire.

Je lui souris. Que faire de plus, je ne savais quoi dire !

Sébastian : j'ai le cancer du sang. Il me reste plus beaucoup de temps à vivre.

Tom : c'est les médecins qui ont dit ça ?

Sébastian : nan, c'était pareil pour ma mère. Exactement pareil.

Tom : [baissant la tête gêné]...

Sébastian : Tom, je voudrai que tu me promettes un truc.

Tom : allez-y sir, votre fidèle chevalier sera toujours là pour vous servir.

Il réprima un sourire triste. Ce n'était plus drôle, il était sérieux, lui, quand il le fallait.

Sébastian : je voudrai que tu prennes soin d'Ingrid, que si tu veux rompre, fais-le en douceur. Et surtout, en face. Je voudrai aussi que t'ailles chez moi. Pour me rapporter un truc.

Après une demie-heure avec le malade, je rejoignis Ingrid. On alla ensemble à l'hôtel, elle y mangea et dormis tranquillement. Les visites pour Sébastian étaient tous les matins, et après-midis une seule heure pour ne pas le fatiguer. L'après-midi, j'avais une mission à remplir.
Je pris un taxi, et cette fois-ci, je donnai l'argent d'abord. Il me déposa devant un joli bâtiment beige et rouge-bordeaux. J'ouvris la porte en tapant le code, que j'avais marqué sur ma main avec Sébastian, et entrai. Premier étage, à droite. Je frappai à la porte, mais le père de Sébastian n'était pas là, j'ouvris la porte à clés, que ce dernier m'avait confié, et entrai en sa demeure. J'ouvris une porte, c'était sa chambre. Le mur de droite était spécifié pour les posters, celui de gauche pour des photos. C'est un artiste : il fait des formes avec ce qu'il colle ! je me dirige vers son bureau qui est en sous du lit, tout en essayant de ne pas me cogner la tête. Je tire le tiroir avec des têtes de morts et je trouve enfin l'objet recherché. Une petite boîte turquoise, dessus, il y avait écrit avec une écriture de gamins : « pour plutart ». il y avait deux phrases comme ça, mais chacune avec une écriture différente.
J'allais ouvrir le couvercle, quand un Tom-Ange apparu sur mon épaule droite.

Tom-Ange : fais pas ça vieux, ça se trouve il voulait pas que tu ouvres.

Puis un Tom-Diable apparu sur mon épaule gauche.

Tom-Diable : si Sébastian voulait pas que tu l'ouvres, il t'aurais pas envoyer ici !

Tom : c'est vrai...

Tom-Ange : hey, Tommy, t'aurais voulu qu'on fouille dans tes affaires ?

Tom : non, mais c'est lui qui me l'a demandé.

Tom-Diable : moi je te dis, ouvre-le, on sait jamais ce qui peut se cacher dans des trucs comme ça.

Tom-Ange : l'écoute pas Tommy, tu vas pas suivre l'avis d'un loser !

Tom : je veux savoir ce qu'il y a dedans...

Tom-Diable : qu'est ce que t'attends pour l'ouvrir alors ?

Tom-Ange : tu peux toujours secouer pour avoir une petite idée, c'est bien d'imaginer, non ?

Tom : bonne idée...

Tom-Ange : [à Tom-Diable] j'ai gagné le paris... loser !

Le Tom-Diable lança un grognement de fureur, puis les deux choses disparurent. Je secouai la boîte : il y a des trucs minus dedans.
Je remontai dans mon taxi, dès qu'il démarra, j'ouvris la boîte. Aussitôt, les deux Tom réapparurent :

Tom-Diable : je crois que J'AI gagné !

Ils re-disparurent. Il y avait deux jolies bagues dedans. Chacun d'eux avait un demi-c½ur.

La nuit, je sortis de notre chambre. J'étais toujours habillé. Je pris un taxi pour l'hôpital.
Je montai tout de suite au deuxième étage. Merde, une infirmière est dans la chambre de Sébastian... elle ne me laissera pas entrer... à moins que...
Je frappai à la porte, l'infirmière m'ouvrit.

Infirmière : les visites sont demain de 9 h 00 à 10 h 00 maintenant le...

Tom : tu sais que t'as de beaux yeux ?

Infirmière : [rougissant] je... euh... merci.

Tom : [sortant la boîte turquoise de ma poche] écoute ma jolie, je vais déposer cette jolie boîte dans la chambre de mon pote, rien de plus, je voudrais aussi lui dire deux mots.

Infirmière : si je me fais choper...

Tom : tu te feras pas choper.

Je lui fis un bisous sur la joue un peu près du coin de la bouche, un petit clin d'½il. Elle rougit gravement, puis j'entre dans la chambre pendant qu'elle en sort. J'essayai de réveiller Sébastian, celui-ci fut surpris en m'apercevant.

Tom : j'ai le trésors sir.

Sébastian : [tête dans le cul, essayant d'ouvrir les yeux] tu garderas ce qu'il y a dedans, au cas où...

Tom : HEIN ?

Infirmière : [entrant dans la chambre paniquée] le médecin va arriver d'un instant à l'autre, sors s'il te plait !

Elle me fit sortir de la chambre, pendant que Sébastian se rendormi.

# Posté le samedi 21 juillet 2007 10:45