Gustav :
Nous continuâmes pendant une semaine à aller voir Sébastian, tous ensemble, pendant les heures de visites, jusqu'à ce que le médecin ou l'infirmière nous jettent dehors.
C'est un samedi où Sébastian rendit l'âme. On parlait avec lui, pendant qu'une infirmière lui donnait des médicaments, quand il nous a sourit au lieu de nous répondre, quel était son rêve. Après, il resta immobile. Les « biip » continues, se transformèrent en un « biip » interminable. L'infirmière poussa un cri, le médecin arriva et nous dit qu'il n'y avait plus rien à faire.
C'est Ingrid qui lui ferma les yeux, puis lui mis la couverture sur sa tête.
Ingrid : son rêve était de rejoindre sa mère. Il souffrira plus...
Cependant, elle ne versa aucune larme. L'enterrement eu lieu à Madrid, au même cimetière que la mère de Sébastian. Il est parti, mais il restera dans nos c½urs...
On passa la semaine à la capitale, en essayant de faire tout notre possible de rendre Ingrid joyeuse. Il ne fallait pas la laisser seule, il fallait toujours que quelqu'un reste avec elle.
J'étais le seul à savoir qu'elle rendait visite à Sébastian le matin très tôt. Elle lui parlait des journées qu'elle passait avec nous, je la croyais à moitié folle.
Mais son comportement changea au fil des jours, jusqu'à ce qu'elle redevint elle-même. C'était après deux semaines...
Nous étions tous à la plage, Ingrid lisait le magazine où elle travaillait, pendant que les autres nageaient et jouaient au volley. J'étais resté avec elle, sous le parasol, or le soleil était brûlant ! son portable sonna, je le pris et regardai son écran. Un numéros bizarre apparaissait.
Ingrid : tu peux répondre s'il te plait ?
Gustav : ouais [décrochant] allô ?
? : euh... Ingrid, c'est toi ?
Gustav : non, c'est son pote.
? : oh, dis-lui que c'es Ely s'il te plait... si toutefois elle est là !
Gustav : ouais. [tendant le téléphone à sa propriétaire] tient, c'est Ely.
Elle pris le portable de mes mains puis...
Ingrid :
Ingrid : allô ?
? : Ingrid, tu savais que les parents devaient nous rendre visite à la colo ?
Ingrid : Ely ! je savais pas !
Ely : c'est malin, c'est demain qu'ils viennent !
Ingrid : et tu me l'annonce qu'aujourd'hui ?
Ely : désolée, mais on nous a confisqué portable et cartes téléphoniques ! et là, je suis avec Cassandra, dans le bureau des monos, s'ils nous voient, on est prêtes pour le barbecue !
Ingrid : bon, merci quand même... c'est demain, c'est ça ?
Ely : ouais, bon je dois te laisser, quelqu'un arrive !
Elle raccrocha. Je regardai Gustav anxieuse.
Gustav : mauvaise nouvelle ?
Ingrid : y a une visite des parents DEMAIN à la colo. On n'aura jamais le temps d'arriver...
Dans la voiture, en allant à l'hôtel, j'annonçai ce que Ely m'avait dit. Au lieu de proposer dix milles solutions, tout le monde reste silencieux, quand Gustav dit avec une tête d'abruti comme s'il ne s'était rien passé :
Gustav : j'ai rencontré une super fille tout à l'heure !
Bill : oh, Gustav, pirié, c'est pas le moment !
Georg : [ignorant Bill] elle est comment ?
Gustav : c'est une bombe châtain, super sexy !
Georg : âge ? nom ? nationalité ?
Gustav : 17 ans, Sabine, espagnole !
J'eus comme un éclaire me traverser l'esprit : mais oui ! ça fait longtemps que je ne l'avais pas vu, et c'est un très bon prétexte pour les ancêtres (= parents).
Ingrid : on va en France, à Pau, dès maintenant.
Tom : on va faire quoi ?
Ingrid : Sabrina, ma cousine, va nous accueillir ! on téléphonera aux parents, et voilà !
Ils n'avaient pas bien compris mon plan, mais dès qu'on rentra à l'hôtel, on rangea nos affaires dans la voiture et on vola, direction : la France.
Bill :
On arriva à Pau à 20 h 00 du soir, mais on mis du temps à retrouver la maison de la cousine d'Ingrid. Elle m'étonnera toujours cette fille, elle a toujours une pochette surprise en réserve. C'est ça une femme : que du mystère...
Lorsqu'on retrouva enfin la maison, les lumières étaient éteintes, les volets fermés, mais Ingrid alla quand même sonné. Après quelques minutes, la porte s'ouvrit et une jeune femme en sortit. Grande silhouette matte, cheveux courts très bouclés, plusieurs bracelets aux mains de couleurs différentes, look baba-cool...
Sabrina : oh, bonsoir...
Ingrid : [s'avançant vers sa cousine] salut Sabrina. C'est moi, Ingrid !
Sabrina mis du temps avant d'écarquiller les yeux puis courir prendre dans ses bras Ingrid. Après deux minutes de larmes, elle la lâcha et la regarda de haut en bas.
Sabrina : t'as grandit ma puce !
Ingrid : toi aussi !
Sabrina : [nous regardant en fronçant les sourcils] c'est qui ?
Ingrid : des amis. On a besoin de toi.
La maison de Sabrina est grande, très grande ! elle nous servit à dîner puis nous lui expliquâmes la situation. Elle rit lorsqu'on lui raconta la façon dont les filles sont venues vers nous, et nous regarda en souriant, examinant les petits couples.
Sabrina : [se levant] bon, je dois retourner au restaurant. Je rentre vers minuit.
Ingrid : où sont les filles ?
Sabrina : [enfilant ses chaussures] elles sont allées à un anniversaire. Elle reviendront d'une minute à l'autre. Tu leur prépare à manger s'il te plait ?
Ingrid : t'inquiète. Je t'attendrais.
Sabrina : ok, à tout à l'heure les gars.
Nous : à toute à l'heure.
Dès que Sabrina sortie, tous les yeux se braquèrent sur Ingrid, nous exigions des explications. Quand quelqu'un entra. Trois adolescentes nous toisèrent avec petit sourire. Ingrid se leva et alla les embrasser. Puis elles vinrent s'asseoir avec nous.
Ingrid : voici Bettina, Enid, et Hortense. Les filles je vous présente...
Bettina : Tokio Hotel. Tu m'avais jamais dis que tu les connaissais !
Ingrid : allez vous changez les filles.
Dès qu'elles s'en allèrent, Ingrid parti leur préparer le dîner. Elles dînèrent dans la cuisine pendant qu'on regardait la télé.


