... oh, oh, ça va barder. Je vois déjà ma mère qui arrive en bombe nucléaire. Je cherche Thalie des yeux, mais c'est trop tard, elle est déjà dans les bras de sa mère. Je lâche donc mes affaires par terres attendant l'explosion de ma mère.
Maman : tu seras punie ! ne crois pas que tu vas t'en tirer comme ça ! aller à Peau, toute seule ?
Ingrid : j'étais pas toute seule !
Maman : [ne m'écoutant pas] ... et où ? chez ta cousine ! la pauvre Sabrina qui s'en sort tant bien que mal avec ses s½urs ! et en plus, nous ne sommes même pas prévenus ! la colo ! bien sûr, la colo ! pourquoi je n'y ai pas pensé plus tôt ! tu n'aimes pas la colo ! et comme par hasard...
Et blablabla, et blablabla... c'est ma mère tout cracher. Ça m'aurait étonné si elle m'aurait prise dans ses bras comme les gens normaux. Je regarde vers Thalie, elle s'en va avec ses parents qui ont le sourire aux lèvres, en me faisant un grimace compatissante. Ça va m'aider ? impossible, lorsque ma mère commence, elle n'en fini pas.
J'avais raison : dans la voiture, les réprimandes continuaient, puis dans la salle de bain en mettant mon linge sal, puis dans ma chambre en me changeant, puis dans la cuisine en dînant... heureusement que je reviens d'un long voyage, sinon, ç'aurait été au lit aussi...
La rentrée approche, c'est demain. Ce sera mon premier jour au lycée. Ça va être génial. J'espère être dans la classe de Thalie cette fois ! je prépare mon sac que j'avais acheté en quatrième et que je garde toujours.
4 septembre : le jour-J. nous sommes au lycée, beaucoup d'élèves, beaucoup trop. Je regarde par tout pour voir un visage connu à part Ely, Cassandra, et bien sûr ma très chère Thalie. Le principal arrive, la foule d'élèves racontant leurs vacances se tait.
Principal : bienvenue au lycée Blum. Ce sera votre première année pour certains, et une deuxième chance de réussir pour d'autres. Bon, je commence avec la 2nd A.
Il commença à citer les noms. Mon c½ur battait un peu vite. C'est la rentrée, c'est toujours comme ça.
Principal : Chaumat Thalie...
C'est mort, je ne suis pas dans la classe de Thalie. Elle me serre la main, cette fois, c'est à moi de lui faire une grimace compatissante. Cassandra n'est pas dans la classe de cette dernière, elle est en 2nd 2. donc pas avec moi non plus. A la 2nd 3 le principal appelle...
Principal : Alves Ely, Thomas Bichier, Cappuccio Ingrid...
Enfin, je suis enfin appelée et en même temps dans la classe de Ely ! je rejoins le petit groupe que forme la 2nd 3, mais lorsque je suis en face de la foule, j'aperçois un grand garçon. Cheveux mi-longs noirs et ondulés, de larges épaules, une mince silhouette et...
Principal : Didier Rouan...
... et c'est le garçon qu'il ne fallait pas que je vois, surtout pas aujourd'hui. Lorsqu'il nous rejoint dans le groupe, il me regarde avec ses yeux vert kaki en forme d'amende à l'envers. Mon c½ur frappe le plafond du préau puis sur le mur, frôle notre professeur principale pour revenir là où il était... mon Dieu, ayez pitié de moi, je ne veux pas ça. Je ne sens plus mes jambes, puis les voix des élèves et du principal s'emmêlent pour devenir une voix grave et horriblement laide. Ma vision s'embrouille. Puis une main se pose sur mon bras :
Ely : ça va aller ? [surprise aussi] je sais que c'est dur, mais essaie d'y arriver.
Je lui fais un sourire et nous montons vers notre classe. C'était la fin de l'appel. Pourquoi il a redoublé ? pourquoi est-il dans ma classe ? pourquoi il m'a fait ça ?! il est tout derrière et je sens que ses yeux sont posés sur ma nuque. Mes maux sont toujours là, mais j'essaie de le voir. Il me fusille de ses yeux, je ne sens plus rien de mon corps. Nous entrons en classe, nous nous mettons chaque binôme à une table. Rouan est à deux rangs de moi. Nous ne nous asseyons pas. Nous attendons que la professeur enlève son gilet puis nous demander de nous asseoir. A l'instant où la professeur nous le demande, je me sens flotter dans l'air, pour que mon dos ait un choc contre le sol de la salle de cours... j'entends des voix, puis celle de Ely...
Thalie :
Au moment où nous avons posé les fesses sur nos chaises, nous entendîmes un bruit dans la salle d'en haut. Un élève qui se balance sur sa chaise ? probable. Je suis à côté d'un garçon blond aux yeux noirs et à la coupe techtonique. Sa chemise bleu ciel sous son t-shirt. Mignon, mais il peut améliorer son look tout de même !
Nous faisons des présentations, puis le professeur principal explique les règles du lycée. Il faut combien de fois répéter ça ?!
Le voisin : moi c'est Allan.
Thalie : oh, moi Thalie. Je suis d'Anatole France.
Allan : moi je viens de déménager, je viens de Saint-Quentin.
Thalie : c'est bien là bas.
Allan : pas tant que ça.
Le professeur arrive à nous fusiller du regard. C'est insupportable. Allan est un garçon très charmant ! je me suis fait un pote en deux trois mouvement, ne suis-je pas une pro ? bien sûr que si ! quelle question... hola, les garçons m'ont un peu influencé, là !
Allan : t'as un petit boulot ?
Oui, je travail dans le magazine Ados, là où les ados interviewent des stars, tu vois le genre ? et puis même que grâce à ça, j'ai réussi à sortir avec Bill Kaulitz, tu connais ?
Thalie : oui, je fais du baby-sitting.
Allan : ah, moi je travaille dans une boulangerie.
Thalie : c'est cool ça !
Bah quoi ? il ne m'aurait pas cru si je lui aurais dis que j'étais journaliste ! pas vrai ?
A 18 h 00, je rejoignis Ingrid qui était sur le banc de la station. Elle a l'air... pas normal...